En 1956, Romain Gary obtenait le Prix Goncourt
pour un roman visionnaire, écologiste avant la lettre « Les Racines du Ciel » . L’éléphant a toujours été pour lui le symbole pacifique et gigantesque d’une nature primitive sans laquelle
l’Homme, ne rencontrant plus que lui-même, s’étiolera. Dans l’esprit de Romain Gary, ce qui est bon pour l’éléphant l’est aussi pour l’être humain.
Dans la « Lettre à l’éléphant », parue en Mars 1968 dans le Figaro Littéraire, l’auteur redit avec force et de manière encore plus
pressante à quel point sont liés dans cette société technicienne les droits de l’être humain et le droit à la vie de ce grand mammifère.
Aujourd’hui, plus que jamais, le cri de Romain Gary doit nous toucher et nous faire réfléchir, nous, Pyrénéens, au comportement que nous avons
envers l’Ours et d’autres animaux qui semblent parfois superflus à l’ère des téléphones portables et des ordinateurs.
« Dans un monde entièrement fait pour l’Homme, il se pourrait bien qu’il n’y eût pas non plus place pour l’Homme »----, Si la « Lettre à
l’éléphant » ne résonne pas en nous et ne nous pousse pas à réagir dans l’émerveillement et l’Amour, nous risquons fort de nous perdre corps et âme.
L’association « Le Grand Chardon-Astobelarra » publie ce texte de Romain Gary en édition bilingue Euskara-Français, après l’avoir fait
traduire dans la langue de Bernat Etxepare. A chaque lecteur ou lectrice d’en tirer les conclusions qui lui sont propres.
A chaque lecteur ou lectrice également de savoir s’il ou elle veut aider l’association en participant à la souscription de ce livre magnifiquement
illustré par Laure Gomez, une jeune et talentueuse illustratrice Souletine.
La Lettre à l’éléphant sera le premier ouvrage d’une collection que nous espérons riche et longue.
par Astobelarra
publié dans :
Collection LittéNature
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