Samedi 26 juillet 2008
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« Quand à l’homme lion succède l’homme ver
Et quand le tomawak succède au revolver ».
Victor Hugo.
Le texte « Les paroles du Chef Seattle » n’est pas un inédit.
Dès 197O, de nombreuses associations de défense de la nature, de nombreux journaux s’en sont fait l’écho.
En Décembre 1976, il était présenté comme l’un des textes fondateurs du combat pour l’écologie, puisque publié dans le bulletin de l’Association pour la Déclaration de Berne « Vers un développement solidaire. »
En 1991, les Verts du Pays Basque le faisaient traduire en Euskara afin de le publier en version bilingue sous forme de supplément à leur journal « Iguzki Lore ».
Ses paroles de sagesse planétaire sont attribuées au Chef indien Sealth, plus connu sous le nom de Seattle, de la tribu des Duwamish .Celui-ci l’aurait prononcé aux alentours de 1854 afin d’opposer une fin de non-recevoir au Président Pierce des Etats Unis qui lui proposait d’acheter la terre de son peuple. On raconte qu’un certain Docteur Smith prit note de ce discours lors de l’Assemblée tribale de 1854 qui devait préparer les traités indiens.
Nous devons à la vérité de dire qu’aucune certitude historique n’existe à ce sujet. Seattle, orateur né comme nombre d’autres chefs de tribus indiennes, a-t-il vraiment prononcé ce discours d’une traite ? Ou bien s’agit-il d’un assemblage d’extraits de ses nombreux discours ? Ou bien encore, des morceaux choisis parmi les paroles de plusieurs chefs indiens se trouvent-ils ici réunis ?
Chacune de ces hypothèses possède ses farouches défenseurs. Je ne prendrai position pour aucune.
Ce dont nous pouvons nous déclarer certains, c’est que ce texte est bien l’émanation de l’âme des peuples indiens d’Amérique. Leur rapport fusionnel avec la nature a attiré sur eux la hargne de l’homme blanc avide de puissance et donc l’ethnocide et l’écocide que l’on sait.
En ce début de 21ème siècle, il nous a semblé important de participer à la diffusion de ces paroles.
Dans notre civilisation occidentale aussi, dès le début du 19ème siècle, des voix, chez les scientifiques, mais aussi et peut-être surtout chez les poètes, les écrivains, les artistes en général, se sont élevées pour mettre en garde l’être humain contre sa propension à mépriser et anéantir le reste du monde vivant. C’est peu dire qu’elles ont été bien peu écoutées. Aujourd’hui, même s’ils ne sont pas vraiment suivis par les actes, les discours alarmistes sur l’ « environnement » sont légion, même chez les politiciens. « La maison brûle, le climat se dérègle, les cancers se multiplient, l’eau va manquer, l’humanité va disparaître dans des secousses abominables » ----
Discours d’angoisse, discours de peur, discours d’égoïsme et d’anthropocentrisme d’où la l’amour, l’émerveillement, la générosité, la joie, la jubilation, sont désespérément absents, discours qui pourraient bien, si l’on n’y prend pas garde, déboucher sur ce que l’on pourrait appeler l’ « écofascisme ». Ce serait justement la négation même de l’amour de la vie, donc de la vie.
Pourtant, comme l’écrit l’écologiste américain Ian Mac Millan « Ce qui compte vraiment dans la sauvegarde des Condors et de leurs congénères, ce n’est pas tant que nous ayons besoin des Condors, c’est que nous avons besoin de développer les qualités humaines qui sont nécessaires pour les sauver, car ce sont celles-là qu’il nous faut pour nous sauver nous-mêmes. ».
C’est bien cela qu’il faut entendre dans les paroles du Chef Seattle.
C’est bien là que se trouve l’âme du combat mené par les écologistes.
Et sans cette dimension là, les éditions du Grand Chardon n’ont pas de raison d’être.
Jenofa Cuisset.
Editions « Le Grand Chardon – Astobelarra ».
Et quand le tomawak succède au revolver ».
Victor Hugo.
Le texte « Les paroles du Chef Seattle » n’est pas un inédit.Dès 197O, de nombreuses associations de défense de la nature, de nombreux journaux s’en sont fait l’écho.
En Décembre 1976, il était présenté comme l’un des textes fondateurs du combat pour l’écologie, puisque publié dans le bulletin de l’Association pour la Déclaration de Berne « Vers un développement solidaire. »
En 1991, les Verts du Pays Basque le faisaient traduire en Euskara afin de le publier en version bilingue sous forme de supplément à leur journal « Iguzki Lore ».
Ses paroles de sagesse planétaire sont attribuées au Chef indien Sealth, plus connu sous le nom de Seattle, de la tribu des Duwamish .Celui-ci l’aurait prononcé aux alentours de 1854 afin d’opposer une fin de non-recevoir au Président Pierce des Etats Unis qui lui proposait d’acheter la terre de son peuple. On raconte qu’un certain Docteur Smith prit note de ce discours lors de l’Assemblée tribale de 1854 qui devait préparer les traités indiens.
Nous devons à la vérité de dire qu’aucune certitude historique n’existe à ce sujet. Seattle, orateur né comme nombre d’autres chefs de tribus indiennes, a-t-il vraiment prononcé ce discours d’une traite ? Ou bien s’agit-il d’un assemblage d’extraits de ses nombreux discours ? Ou bien encore, des morceaux choisis parmi les paroles de plusieurs chefs indiens se trouvent-ils ici réunis ?
Chacune de ces hypothèses possède ses farouches défenseurs. Je ne prendrai position pour aucune.
Ce dont nous pouvons nous déclarer certains, c’est que ce texte est bien l’émanation de l’âme des peuples indiens d’Amérique. Leur rapport fusionnel avec la nature a attiré sur eux la hargne de l’homme blanc avide de puissance et donc l’ethnocide et l’écocide que l’on sait.
En ce début de 21ème siècle, il nous a semblé important de participer à la diffusion de ces paroles.
Dans notre civilisation occidentale aussi, dès le début du 19ème siècle, des voix, chez les scientifiques, mais aussi et peut-être surtout chez les poètes, les écrivains, les artistes en général, se sont élevées pour mettre en garde l’être humain contre sa propension à mépriser et anéantir le reste du monde vivant. C’est peu dire qu’elles ont été bien peu écoutées. Aujourd’hui, même s’ils ne sont pas vraiment suivis par les actes, les discours alarmistes sur l’ « environnement » sont légion, même chez les politiciens. « La maison brûle, le climat se dérègle, les cancers se multiplient, l’eau va manquer, l’humanité va disparaître dans des secousses abominables » ----
Discours d’angoisse, discours de peur, discours d’égoïsme et d’anthropocentrisme d’où la l’amour, l’émerveillement, la générosité, la joie, la jubilation, sont désespérément absents, discours qui pourraient bien, si l’on n’y prend pas garde, déboucher sur ce que l’on pourrait appeler l’ « écofascisme ». Ce serait justement la négation même de l’amour de la vie, donc de la vie.
Pourtant, comme l’écrit l’écologiste américain Ian Mac Millan « Ce qui compte vraiment dans la sauvegarde des Condors et de leurs congénères, ce n’est pas tant que nous ayons besoin des Condors, c’est que nous avons besoin de développer les qualités humaines qui sont nécessaires pour les sauver, car ce sont celles-là qu’il nous faut pour nous sauver nous-mêmes. ».
C’est bien cela qu’il faut entendre dans les paroles du Chef Seattle.
C’est bien là que se trouve l’âme du combat mené par les écologistes.
Et sans cette dimension là, les éditions du Grand Chardon n’ont pas de raison d’être.
Jenofa Cuisset.
Editions « Le Grand Chardon – Astobelarra ».
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L'ouvrage "Paroles du chef Seattle" paraitra courant octobre. Vous pouvez obtenir le livre en téléchargeant les bons de
souscription :
Par Astobelarra
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Publié dans : Collection LittéNature
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