"L'infection tome 1 : Contage", le roman fantastique d'Etienne H. Boyer va sortir le 20 mai prochain, à Müsikaren Egüna à Ordiarp. Le livre est en prévente ici à 14€ au lieu de 16€ jusqu'à cette date là. Profitez-en!
Petit entretien avec l'auteur :
Astobelarra : Peux-tu nous résumer en quelques mots ce que raconte ce livre ?
Etienne H. Boyer : Je dirais que ce premier tome commence comme une histoire d’amour à sens unique et que ça se termine comme un film d’épouvante. Un quadragénaire solitaire tombe amoureux d’une collègue de travail qui pourrait être sa fille. Pour l’approcher, il va essayer de se faire passer pour un autre sur Internet. Sauf que, comme dans la jungle la plus profonde, un prédateur est là qui l’attend et va transformer sa vie et celle de toute l’humanité en cauchemar sans nom.
C’est un roman de gare gore, écolo-nihiliste. Je le voulais divertissant tout en restant assez engagé dans le propos.
A : Tu qualifies ton roman de nihiliste. Effectivement quand on le lit on remarque qu’il n’y a pas de vrai héros auquel on pourrait s’identifier...
EHB : La question sous-jacente posée par le roman et que je me pose continuellement, c’est « quand
va t-on enfin cesser de fabriquer les monstres qui nous conduisent à notre perte ? ». Pour appuyer ma démonstration, je voulais décrire un monde noir et sans espoir, comme un
bourbier étouffant, glissant et sans fond, habité par une créature cannibale à l’humour et à la bile acide.
Il fallait en outre que les personnages soient un peu fourbes et/ou malheureux. On est dans une sorte de
« quatrième dimension », dans laquelle je n’ai pas l’impression de m’être si éloigné que ça de la réalité, finalement ;-)
A : Patrice Bodin un des personnage principal. Il en bave pendant toute l’histoire. Il se retrouve coincé dans un univers virtuel dans les méandres de l’internet. Il doit lutter contre des entités numériques néfastes qui veulent le détruire. Tu l’as sacrément assaisonné ce pauvre homme ?
EHB : Bon, déjà, contrairement à Mauvais berger !, L’infection n’est pas un livre autobiographique. Néanmoins, Patrice, comme tous les personnages de ce livre, est une empreinte subjective de plusieurs individus que j’ai pu rencontrer dans ma vie et notamment de moi-même. C’est donc une projection négative de moi-même (ou de ce qui me passe par la tête) que je maltraite lorsque j’estropie Patrice ou lorsque je tue telle ou telle autre personne, dans des conditions horribles le plus souvent.
De même et mis à part ceux qui sont nommément cités (comme Niko Etxart, par exemple), aucun des personnages n’incarne une personne existant réellement.
















